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Les algorithmes de colonies de fourmis

Les algorithmes de colonies de fourmis sont des algorithmes inspirés du comportement des fourmis, ou d’autres espèces formant un superorganisme, et qui constituent une famille de métaheuristiques d’optimisation.

Initialement proposé par Marco Dorigo et al. dans les années 19901,2, pour la recherche de chemins optimaux dans un graphe, le premier algorithme s’inspire du comportement des fourmis recherchant un chemin entre leur colonie et une source de nourriture. L’idée originale s’est depuis diversifiée pour résoudre une classe plus large de problèmes et plusieurs algorithmes ont vu le jour, s’inspirant de divers aspects du comportement des fourmis.

Source : Article Algorithme de colonies de fourmis de Wikipédia en français (auteurs)
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0

Simulation

La simulation est un outil utilisé par le chercheur, l’ingénieur, le militaireetc. pour étudier les résultats d’uneaction sur un élément sans réaliser l’expérience sur l’élément réel.

Lorsque l’outil de simulation utilise un ordinateur on parle de simulation numérique. Il a également existé dessimulateurs analogiques et il a été envisagé dans les années 1970 d’en construire des stochastiques.

Les chercheurs, les ingénieurs, les militaires et bien d’autres professionnels se posent souvent la question : quel est le résultat que j’obtiens si j’exerce telle action sur un élément ?

Le moyen le plus simple serait de tenter l’expérience, c’est-à-dire d’exercer l’action souhaitée sur l’élément en cause pour pouvoir observer ou mesurer le résultat. Dans de nombreux cas l’expérience est irréalisable, trop chère ou contraire à l’éthique. On a alors recours à la simulation : rechercher un élément qui réagit d’une manière semblable à celui que l’on veut étudier et qui permettra de déduire les résultats.

Source : Article Simulation de phénomènes de Wikipédia en français (auteurs)
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La Cathédrale et le Bazar

(titre original : The Cathedral and the Bazaar) est un essai, paru en 1999, de Eric Raymond, cocréateur du terme open source. […]

L’auteur y décrit […] cette manière de développer des logiciels, par la coopération d’une multitude de développeurs, [qui] se caractérise par une adaptabilité et une flexibilité dite hiérarchie « bazar », impossible dans une structure organisée dans la hiérarchie dite de « statut »3 ; on peut y voir une analogie avec le principe de l’ordre spontané, Eric Raymond étant libertarien.

À l’inverse, une organisation hiérarchique basée sur le statut est nécessaire à l’élaboration d’un code fermé pour construire ce qu’on appelle un logiciel propriétaire, mais elle entraîne des inconvénients d’adaptabilité notamment4.[interprétation personnelle] Raymond la compare à une structure de cathédrale5.

Une des conclusions partant de ce constat est le concept « Release early, release often » (« Publiez tôt, publiez souvent »). Mieux vaut publier un logiciel fonctionnel mais imparfait, dynamique et pouvant bénéficier des contributions de chacun (bazar) que d’attendre un stade de développement avancé (cathédrale). Cela permet selon l’auteur de s’appuyer sur la dynamique du projet plutôt que de risquer son essoufflement.

Cet essai étant désormais disponible en livre et sur le web en plusieurs langues, la métaphore de l’opposition cathédrale/bazar peut se retrouver désormais dans des champs éloignés des logiciels, par exemple en musique6et se rapproche d’une dichotomie entre une approche fermée, excessivement organisée et inflexible (cathédrale) et une approche ouverte, apparemment désorganisée et hautement flexible (bazar).

Selon Marie Mourad7, le modèle de développement de type « bazar » apparaît comme un modèle d’avenir dans le contexte actuel : « le concept d’open source appliqué aux logiciels peut aussi être étendu à d’autres secteurs et d’autres produits. De nombreux projets voient le jour, dans un contexte de crise où la mutualisation des savoirs et techniques et la remise en question des monopoles sont les bienvenus, fondés sur le crowdsourcing ou l’« intelligence collective » […] le « bazar » est un style de développement que l’on pourrait actuellement considérer comme « alternatif », mais qui dit qu’il ne dépassera pas un jour la cathédrale ? »

Source : extraits de l’article La Cathédrale et le Bazar de Wikipédia en français (auteurs)
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L’intelligence distribuée

L’intelligence distribuée désigne l’apparition de phénomènes cohérents à l’échelle d’une population dont les individus agissent selon des règles simples. L’interaction ou la synergie entre actions individuelles simples peut de façons variées permettre l’émergence de formes, organisations, ou comportements collectifs, complexes ou cohérents, tandis que les individus eux se comportent à leur échelle indépendamment de toute règle globale.

C’est l’indépendance entre d’une part les actions et règles qui régissent les individus et de l’autre la forme ou la dynamique collective, qui est au cœur du concept d’intelligence distribuée : comment cette cohérence globale apparaît-elle alors qu’elle n’est ni inscrite au niveau de l’individu, ni le résultat de « décisions communes », ni encore « commandée » par une « intelligence » centrale1 ?

Un cas flagrant est le fonctionnement collectif d’une colonie de fourmis, par exemple dans le cas de la découverte d’une source de nourriture : lorsque des individus trouvent cette nourriture, ils laissent sur le chemin du retour un marqueur odorant, en l’occurrence des phéromones2,3. La présence de cette odeur incite d’autres fourmis à emprunter le même chemin, qui laisseront elles-mêmes des phéromones, ce qui amplifie le phénomène : il y a ainsi une boucle de rétroaction positive, qui engendre un phénomène de stigmergie4,5. Lorsque la source de nourriture se tarit, le dépôt de phéromones cesse et finit par s’effacer dans le temps, ce qui annule la rétroaction.

Les lois et phénomènes qui peuvent régir ou expliquer l’intelligence distribuée sont l’objet d’une recherche active au croisement de disciplines qui l’étudient en systémique, écologie, et « intelligence artificielle« , notamment6.
Le concept est né en zoologie de l’observation de colonies d’insectes eusociaux. Adopté par l' »intelligence » artificielle, il y occupe une place importante dans la recherche7,8.

Source : Article Intelligence distribuéede Wikipédia en français (auteurs)
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Interaction

Une interaction, dans le langage courant, est l’action ou l’influence réciproque qui peut s’établir entre deux objets ou plus. Elle est toujours suivie d’un ou plusieurs effets (exemple demédecine : effet indésirable d’une interaction médicamenteuse).

En physique, en chimie ou en biologie, une interaction a pour effet de produire une modification de l’état des objets en interaction, comme les particules, atomes ou molécules. Exemple : interaction de Coulomb, interaction de Van der Waals.

En biologie, les interactions biologiques sont les relations entre deux espèces dans un écosystème.

Une interaction est un échange entre deux entités sociales. Ce sont des actions réciproques modifiant le comportement ou la nature des éléments, corps, objets, phénomènes en présence ou en influence. » (Edgar Morin).

« […] Un système complexe se caractérise par le nombre d’éléments qui le constituent par la nature des interactions entre ces éléments par la dynamique non linéaire de son développement. 41: La complexité peut naître d’interactions simples répétées des myriades de fois à partir d’éléments en constante interaction. Un changement minime peut être amplifié et conduire à des états de très haute organisation (exemple des nuages). Avec les ordinateurs, la compréhension et la simulation des processus d’auto-organisation deviennent possibles (exemple des structures fractales) Joël de Rosnay dans « L’homme symbiotique ». »

Source : Article Interaction deWikipédia en français (auteurs)
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.

La pensée

Au sens large, la pensée est une activité psychique, consciente dans son ensemble, qui recouvre les processus par lesquels sont élaborés, en réponse aux perceptions venues des sens, des images, des sensations, des concepts que l’être humain associe pour apprendre, créer et agir.

C’est aussi,
– une représentation psychique,
– un ensemble d’idées propres à un individu ou à un groupe,
– une façon de juger,
– une opinion (façon de penser),
– un trait de caractère (avoir une pensée rigoureuse), etc.

Penser vient du bas latin « pensare » ( en latin classique : peser, juger) , fréquentatif du verbe « pendere » : peser.

Dans Le Sophiste, Platon définit la pensée comme « discours intérieur que l’âme tient en silence avec elle-même » (263d et sq, trad. Chambry). Et dans le Théétète, il l’avait déjà définie comme « discours que l’âme se tient à elle-même sur les objets qu’elle examine » (189e et sq, trad. Chambry). La caractéristique essentielle de la pensée est donc la réflexivité (« avec elle-même », « à elle-même »).

Source : Article Pensée de Wikipédia en français (auteurs)
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0
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Interactionnisme symbolique

Principes :

  1. Les humains agissent à l’égard des choses en fonction du sens qu’ils attribuent à ces choses.
  2. Ce sens est dérivé ou provient de l’interaction sociale que chacun a avec autrui.
  3. Ces sens sont manipulés dans, et modifiés via, un processus interprétatif utilisé par la personne pour interagir avec les choses rencontrées. »
    (traduction d’Herbert Blumer, 1969)

Ainsi, l’action se fonde à partir du sens, ce dernier émerge à travers les interactions interpersonnelles situationnelles grâce à une réalité intersubjective reposant sur des symboles langagiers partagés. Ce deuxième principe s’inscrit directement dans la ligne de pensée de Mead pour qui « l’univers des significations émerge d’un processus de coopération et d’adaptation mutuelle au sein du groupe social. » (De Quieroz, p. 31) Mais c’est le troisième principe qui caractérise le mieux l’approche interactionniste et qui permet de dépasser les cadres déterministes, car c’est ce processus herméneutique d’interprétation qui crée un sens nouveau pour chaque individu transformant sans cesse les significations des objets. C’est cette capacité réflexive qui constitue, pour le sujet, la base de la construction interactionniste : l’individu contrôle ses actions en agissant sur lui-même et le tout selon les circonstances et le contexte.

Au niveau épistémologique, l’interactionnisme symbolique fut fortement influencé par le développement diltheyen de la tradition compréhensive (l’univers social se distingue des sciences de la nature. Il n’est par conséquent pas possible de déterminer les comportements de manière causale : ils ne sont ni prévisibles, ni réplicables comme n’importe quel objet d’expérience. D’où l’intérêt de prendre en compte les interprétations des acteurs individuels et leur représentation.) , en opposition avec l’approche explicative (l’exact opposé : postulat d’un positivisme en science sociale), permettant le développement d’un nouveau réalisme ne tombant pas dans l’erreur objectiviste. En effet, l’interactionnisme délaisse, sans toutefois rejeter, les autres méthodes sociologiques ou psychosociologiques, en développant une approche pragmatique acceptant les postulats constructivistes. Les théories interactionnistes sont toujours au goût du jour.

Source : Article Interactionnisme symbolique de Wikipédia en français (auteurs)
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0
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L’interactionnisme

L’interactionnisme est un courant de pensée né aux États-Unis, de la confrontation entre différents courants issus de la psychologie, l’anthropologie, la sociologie ou des sciences de l’information et de la communication (discipline qui n’existait pas sous cette appellation à l’époque).

L’interactionnisme symbolique est d’abord théorisé par Herbert Blumer.

Ses auteurs ne conçoivent pas la société comme une totalité supérieure aux individus mais comme le produit constamment redéfini des multiples compositions entre des relations interindividuelles. Du même coup, l’interactionnisme tend à s’opposer au déterminisme qui part du tout social ou d’un individualisme qui éviterait de prendre en compte la dimension essentielle de la relation sociale dans les comportements sociaux des individus.

Pour les interactionnistes, l’individu se construit dans ses relations avec son environnement. Environnement social, humain, affectif, matériel… La place de l’acquis y est centrale et dominante sur l’inné.

Source : Article Interactionnisme deWikipédia en français (auteurs)
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0
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Bibliothèque Universelle

Le web a souvent été comparé à une bibliothèque où l’on conserverait le savoir universel […]. Mais il n’est rien de tout cela. Au contraire : « C’est un patchwork en constante évolution dans un présent perpétuel. Vous ne pouvez pas compter sur le web. Il est instable. Vous devez le savoir. » [Adrienne Lafrance] […] Cette obsolescence rapide est-elle une caractéristique du web ? Pas vraiment. En fait, c’est un phénomène assez récurrent. Ainsi, précise la journaliste, la plupart des films produits aux E.U. entre 1912 et 1929 ont été perdus. Et de citer l’historienne du numérique Abby Rumsey : « Ce n’est pas parce que nous ne savions pas comment les préserver, c’est parce que nous ne pensions pas qu’ils étaient précieux… De même, la plupart des livres imprimés cinquante ou cent ans après l’invention de l’imprimerie ont été perdus. Les gens considéraient les livres comme ayant moins de valeur, en partie parce qu’ils avaient été imprimés si rapidement et distribués si vite qu’ils en paraissaient éphémères. » […]

Cette combinaison d’humains et de robots suffira-t-elle pour créer une bibliothèque d’Alexandrie moderne ? Ou faut-il définitivement renoncer aux ambitions encyclopédiques des pionniers du web ?

Source : http://www.internetactu.net/2015/10/27/le-web-est-il-encore-une-bibliotheque-universelle/


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